Angèle

Au croisement de Rihanna, de Lily Allen et de la Schtroumpfette, on trouve Angèle.

Voix de velours, timbre désinvolte, la jeune Bruxelloise écrit ses textes dans un langage hyper contemporain où l’anodin côtoie l’existentiel et le trivial, la poésie. Dans « La loi de Murphy », premier single et clip qu’elle dégaine, déclinaison sur le thème de la tartine qui tombe toujours par terre du côté beurré, elle évoque une succession de vexations ordinaires, de la pluie qui lui ruine le brushing à ce mec qui lui demande son chemin, « gentiment j’le dépanne, en fait c’était qu’un plan drague, ce con m’a fait rater mon tram. »

«Je Veux Tes Yeux », son deuxième single, est une chanson qui a quelque chose d’hypnotisant, de répétitif, dans l’attente d’une réponse. Dans le clip, on commence avec une Angèle dans une réalité palpable, avec son téléphone, dans l’attente, puis qui s’imagine mille choses et nous emmène au fur et à mesure dans l’illustration de ses envies et la projection de ses fantasmes. Angèle nous accueille dans le théâtre de sa tête, où même les yeux battent le rythme de sa musique.

Les préoccupations d’Angèle sont à son image: générationnelles, avec un twist arty délicieusement espiègle. Car Angèle c’est aussi un humour et une autodérision qui vous chatouille la tête comme comme une canette de Fanta bien secouée. Tout un package qui réinvente le concept de la chanteuse pop: celle-ci ne craint ni le ridicule, ni le malaise, et, tout en assumant ses références populaires, propose un univers singulier, urbain et résolument décomplexé.